Ridez hors-piste · Val d'Isère depuis 2001
Snowboard freeride à Val d'Isère : ridez la poudreuse, partez en splitboard
Une session de snowboard hors-piste sur les pentes ouvertes de l'Espace Killy, ou une initiation au splitboard pour aller chercher la neige au-delà des remontées : vous ridez toujours encadré, sur un terrain choisi pour les planches.

En bref
- Niveau requis
- savoir enchaîner ses virages sur piste rouge suffit pour la première sortie hors-piste ; un peu de bouteille pour le splitboard
- Durée
- à la journée, sur plusieurs jours pour progresser ou à la semaine
- Groupe
- 1 à 6 personnes, encadrement privé
- Matériel fourni
- sac à dos airbag, DVA, pelle et sonde ; splitboard complet en prêt pour l'initiation
- Point de RDV
- 8 h, devant l'office de tourisme de Val d'Isère (Av. Olympique)
- Tarif
- à partir de 600 €/jour pour le groupe (1 à 4 personnes)
- Saison
- de décembre à mai, selon l'enneigement
Dans la poudreuse, votre planche se met à flotter
Sur une piste damée, la planche obéit sagement. Dans trente centimètres de fraîche, tout change, la spatule remonte toute seule, le talon coule, la planche portée par la neige se met à flotter, et vous comprenez d'un coup pourquoi les surfeurs de vagues se sont mis à la montagne. C'est tout le sel du snowboard freeride : une conversation avec la pente. Val d'Isère et l'Espace Killy vous offrent un terrain généreux pour ça, des grands vallons d'altitude aux combes abritées où la poudreuse tient plusieurs jours après une chute.
Depuis 2001, nous vous faisons rider la poudreuse, en privé ou en petit groupe. Chaque séance se construit sur le moment : nous regardons comment vous descendez, calons le terrain sur votre aisance, et vous emmenons là où la neige est bonne le jour même. Un rider de piste curieux fera ses premières traces dans une pente douce et ouverte ; un snowboardeur qui a déjà de la bouteille ira chercher une combe plus raide. Dans les deux cas, le plaisir vient de la même chose, la sensation de flottaison, et une pente vierge que vous êtes le premier à marquer.

Partez en splitboard chercher la neige en peaux
Tout snowboardeur le sait : la plus belle neige attend souvent un peu au-delà de la dernière remontée. Le splitboard va la chercher. C'est une planche de snowboard qui se sépare en deux dans le sens de la longueur : à la montée, les deux moitiés deviennent une paire de skis sur lesquels vous collez des peaux de phoque, et vous montez comme en ski de randonnée ; en haut, vous réassemblez la planche, rangez les peaux, et redescendez en snowboard. C'est l'outil qui vous ouvre tout ce terrain : un vallon caché, une croupe à l'écart, une combe nord qui garde sa poudreuse.
L'idée a de l'histoire : dès le début des années 1990, quelques snowboardeurs bricolaient déjà leurs planches à la scie pour pouvoir monter là où les skieurs de rando allaient seuls. Le matériel moderne a rendu tout cela fiable et accessible, et l'initiation au splitboard est devenue l'une de nos sorties les plus demandées. Nous fournissons la planche complète en prêt pour la découverte : vous venez tester avant d'investir.
Une grille simple, la même pour toutes nos activités encadrées, au groupe et à la journée :
- Hors vacances scolaires · 1 à 4 personnes : 600 €/jour
- Hors vacances scolaires · 5 à 6 personnes : 700 €/jour
- Vacances scolaires · 1 à 4 personnes : 650 €/jour
- Vacances scolaires · 5 à 6 personnes : 750 €/jour
Inclus : l'encadrement par un moniteur diplômé spécialisé hors-piste, l'équipement de sécurité complet (sac à dos airbag, DVA, pelle et sonde) et, pour l'initiation, le prêt du splitboard. À prévoir : les remontées mécaniques, la location de la planche et des chaussures, les transferts, les repas et l'assurance.
Pour une première trace en poudreuse ou une première sortie en splitboard, dites-nous vos dates et comment vous ridez, nous choisissons avec vous le jour et le terrain.

Découvrez comment fonctionne votre splitboard
Une planche qui se scinde en deux
Une planche de splitboard est construite pour se séparer en deux moitiés dans le sens de la longueur. Planche assemblée, la découpe se devine à peine ; il suffit de déverrouiller les crochets pour obtenir deux « skis » distincts. Chaque moitié possède ses inserts, les points d'ancrage sur lesquels les fixations viennent se visser ou se clipser selon le mode. Toute la mécanique tient dans ce passage d'un état à l'autre, qu'on appelle la transition.
Montez avec les peaux, en mode montée, couteaux si besoin
Pour monter, vous séparez la planche, placez les fixations en mode montée (elles pivotent librement au talon, comme en ski de rando), et collez une peau de phoque sous chaque demi-planche. La peau accroche à la montée et glisse vers l'avant : vous avancez ainsi en terrain raide, en toute confiance. Quand la neige durcit ou que la pente se tend, vous ajoutez les couteaux, de petites lames qui mordent la neige dure. Vous montez alors comme un skieur de randonnée, à votre rythme. Les skieurs apprennent les mêmes gestes en stage ski de randonnée.
Au sommet, le petit rituel de la transition
Arrivé au point haut, vous faites la transition : vous décollez et rangez les peaux, réassemblez les deux moitiés en une seule planche, et repassez les fixations en mode descente (fixes, en travers, comme un snowboard classique). Les premières fois, cette manœuvre prend quelques minutes et des doigts un peu gourds ; après trois ou quatre sorties, elle devient un geste. C'est ce que nous vous apprenons à l'initiation, une transition propre et rapide, même par vent froid.
En descente, vous ridez un vrai snowboard
Une fois la planche réassemblée, vous redescendez en snowboard comme sur n'importe quel autre modèle. Les splitboards modernes flottent très bien en poudreuse ; la sensation de flottaison est là, entière. La seule différence se joue au poids et au ressenti, imperceptible pour la plupart des snowboardeurs en conditions de fraîche.
Lancez-vous si vous êtes à l'aise hors des pistes
Le splitboard s'adresse à tout snowboardeur à l'aise en descente hors des pistes damées et curieux de monter en peaux. La montée est une affaire de rythme bien plus que de puissance, à la portée de qui est en bonne forme. Pour une première initiation, il faut savoir rider une pente non damée avec aisance ; le reste (peaux, transition, rythme de montée) s'apprend sur place, dès la première sortie.
Snowboard hors-piste : le niveau qu'il vous faut
Le snowboard hors-piste est plus accessible que vous ne l'imaginez. Pour une première sortie en poudreuse, il suffit d'enchaîner ses virages sur une piste rouge avec aisance : la technique de flottaison, reculer le poids, laisser la spatule respirer, jouer le talon, s'apprend sur place, sur une pente douce et ouverte. Nous accueillons volontiers les ados de treize ou quatorze ans et plus, en famille ou seuls.
Au-delà de la première fois, tout est affaire de dosage. Une combe plus raide, une neige transformée ou une croupe exposée réclament de la bouteille et une lecture du terrain. L'encadrant ajuste l'objectif du jour à ce que le groupe peut rider, en sécurité et avec plaisir : chaque sortie se taille à votre mesure. Côté skieurs, le ski hors-piste à Val d'Isère suit la même approche, du premier virage en poudreuse à la pente raide.
Des itinéraires choisis pour garder la pente
Les traversées plates sont l'ennemi juré du snowboardeur : là où un skieur pousse tranquillement sur ses bâtons, le rider détache sa fixation arrière et marche, l'exercice qui vexe tous les snowboardeurs de la Terre. Nous choisissons donc vos itinéraires pour garder la pente. À Val d'Isère et dans l'Espace Killy, nous privilégions les pentes ouvertes et les vallons qui déroulent, des lignes qui gardent leur élan du haut en bas.
Concrètement, cela veut dire des combes qui filent jusqu'en bas, des accès pensés pour rester sur la planche, et, pour le splitboard, des montées franches plutôt que des cheminements en dévers. Le secteur s'y prête particulièrement bien : grands champs de neige d'altitude, faces qui tiennent la poudreuse, et de quoi enchaîner les descentes, le pied bien calé dans la fixation. L'itinéraire précis du jour se confirme avec votre encadrant, au fil de la neige et du bulletin.
Votre sécurité, confiée à un professionnel du hors-piste
Le snowboard hors-piste et le splitboard se pratiquent en terrain non sécurisé. Les conditions changent vite : vent, neige fraîche, plaques, redoux, regel, visibilité, fatigue, une pente accessible peut devenir engagée en quelques heures. C'est pourquoi chaque sortie est confiée à un moniteur de ski spécialisé hors-piste ou guide de haute montagne : il lit le bulletin d'estimation du risque d'avalanche chaque matin, connaît la neige du secteur jour après jour, et maîtrise l'art de renoncer, la compétence ultime de l'encadrant. Notre page avalanche à Val d'Isère vous explique comment nous lisons ce bulletin.
Vous partez équipé du sac à dos airbag, du DVA, de la pelle et de la sonde, vérifiés avant chaque départ ; l'usage du quatuor se travaille dès la première sortie. Plusieurs de nos terrains bordent des espaces protégés, Parc national de la Vanoise, réserves naturelles, dont nous respectons les zonages et la tranquillité de la faune.
Splitboard prêté pour l'initiation, sécurité fournie
Fourni par nos soins : sac à dos airbag, DVA, pelle et sonde, vérifiés au départ. Pour l'initiation au splitboard, nous prêtons la planche complète, moitiés, peaux, couteaux et fixations, pour que vous découvriez sans investir. En session de snowboard hors-piste classique, vous venez avec votre planche, vos chaussures et votre casque ; à défaut, la location se règle en amont.
Côté vêtements, la règle du hors-piste tient en un mot : couches. Vous vous réchauffez vite à la montée en splitboard, et vous vous refroidissez à la transition et au sommet. Prévoyez trois couches respirantes, une doudoune légère pour la bascule, des gants de rechange, lunettes et masque, crème solaire et de quoi boire et manger. L'encadrant vérifie votre sac avant de partir.
Votre journée en pratique
- Rendez-vous : 8 h devant l'office de tourisme de Val d'Isère, Av. Olympique.
- Déroulé type : briefing et vérification du matériel, accès au secteur, sortie hors-piste (montée en peaux pour le splitboard), pauses selon la course, retour en fin d'après-midi selon les conditions.
- Transferts : certaines sorties partent d'un autre secteur ; les modalités se calent la veille.
- Réservation : nous calons avec vous la date et le format, par téléphone ou via le formulaire ci-dessous.
- Langues : encadrement en français, anglais et allemand.
Le mot du fondateur
Je me souviens de la première fois où quelqu'un a séparé son splitboard au pied d'une pente pour partir en peaux, là où il semblait falloir des skis : tout a changé ce jour-là. Aujourd'hui, c'est vous que nous emmenons ainsi, peaux sous la planche, avec un moniteur diplômé spécialisé hors-piste, sur une sortie calée sur votre niveau comme sur la neige du jour.
Boris Malesset, fondateur de PowderWeGo, pro du hors-piste depuis 2001
Le snowboard hors-piste et le splitboard se pratiquent en terrain non sécurisé. Les conditions changent rapidement : vent, neige fraîche, plaques, redoux, visibilité, regel, fréquentation et fatigue peuvent transformer une sortie accessible en itinéraire engagé. PowderWeGo recommande un encadrement par un professionnel, la consultation du bulletin d'estimation du risque d'avalanche, le port et la maîtrise du DVA, de la pelle et de la sonde, ainsi qu'une vraie capacité de renoncement.
Questions fréquentes
Un splitboard, comment ça marche ?
C'est une planche de snowboard qui se sépare en deux moitiés dans le sens de la longueur. À la montée, on colle des peaux de phoque sous les deux demi-planches et l'on monte comme en ski de rando ; au sommet, on réassemble la planche et l'on redescend en snowboard. C'est l'outil pour rider la neige au-delà des remontées.
Faut-il déjà bien rider pour se lancer en hors-piste ?
Pour une première sortie, il suffit d'enchaîner ses virages sur une piste rouge avec aisance. La technique de flottaison en poudreuse, reculer le poids, laisser la spatule respirer, s'apprend sur place, sur une pente douce et ouverte, dès la première journée avec un encadrant.
Faut-il posséder son propre splitboard pour l'initiation ?
Non. Nous prêtons la planche complète (moitiés, peaux, couteaux et fixations) pour l'initiation, afin que vous découvriez la discipline avant d'investir. Vous venez avec vos chaussures de snowboard et vos affaires personnelles ; on s'occupe du reste.
Les plats sont-ils un problème en snowboard hors-piste ?
Très peu, avec le bon itinéraire. Les traversées plates sont la bête noire du snowboardeur ; nous choisissons donc des itinéraires faits pour les planches : pentes ouvertes, vallons qui déroulent, montées franches en splitboard, des lignes qui gardent la pente, le pied calé dans la fixation.
Le splitboard est-il difficile à manier ?
La montée en peaux se prend en main dès la première sortie. Ce qui demande un peu de pratique, c'est la transition : séparer la planche et coller les peaux en bas, puis les décoller et réassembler la planche au sommet. Quelques sorties suffisent pour que la manœuvre devienne naturelle, et nous vous l'apprenons dès l'initiation.
Quelle est la meilleure période pour rider la poudreuse à Val d'Isère ?
De décembre à mai, selon l'enneigement. Le plein hiver offre la meilleure poudreuse et les combes qui la gardent plusieurs jours ; le printemps et sa neige transformée, plus stable après le regel matinal, se prêtent bien aux sorties splitboard en altitude.